Groupede travail Écritures hypertextuelles

Réunion du mardi 28 mai 1999

Compte rendu n° 10

Présents: Mehdi Gharsallah, Valérie Ogé, Geoffrey Gouverneur, Brigitte Juanals, Jean Clément, Evelyne Broudoux, David Stevens, Jean-Philippe Verdol, Patrice Faudot.
Rapporteur : Camille Barbasetti

David et Jean-Philippe sont de nouveaux venus dans le groupe EH. David fait une thèse à Paris 8,Jean-Philippe est écrivain.

Infos et actualités 
Brigitte fait circuler la liste de ses CD-ROMs.Jean mettra en ligne sur le serveur hypermédia la traduction (en cours) de l'article de MarkBernstein.On reparle d'une vieille idée, donner la possibilité de commenter de façon personnalisée les articles mis en ligne.Il faudrait faire une rubrique agenda sur la site qui signalerait les manifestations, conférences et publications ayant trait à l'hypertexte.

Ordre du jour
1) Jean nous parle de l'article "Patterns of Hypertext" de Mark Bernstein.
2) Evelyne nous parle de XML. Elle a assisté à une conférence sur ce sujet d'Alain Michard (auteur de l'ouvrage XML : Langage et Applications aux éditions Eyrolles; prix :230 FF, 376 pages; on peut l'acheter sur le site de l'éditeur Eyrolles ) ainsi qu'au congrès Gutenberg à Lyon.

L'image de la réunion


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Compte rendu

1) Article de Mark Bernstein
(se reporter au texte intégral disponible à l'URL suivant : http://www.eastgate.com/patterns/Welcome.html)
L'article de Bernstein (qui est un des développeurs du logiciel Storyspace ainsi que l'éditeur de la plupart des fictions hypertextuelles américaines) est une tentative de typologie et de description des figures propres à l'hypertexte. Cet article a fait l'objet d'une présentation lors du colloque sur l'hypertexte de Darmstadt en 1998.Bernstein recherche, dans des hypertextes de fiction principalement, mais aussi dans quelques hypertextes argumentatifs et quelques sites web des structures topologiques et rhétoriques.Sa recherche ne se base pas sur un fondement théorique fort mais adopte plutôt une démarche empirique.Il a repéré des structures de circulation dans les hypertextes.

Commentaires :
Mehdi (au sujet du cycle Joycien) : Dans "Afternoon", lorsque l'on commence à boucler sur un certain nombre de fragments, cela signale l'approche d'une fin.
Brigitte signale deux adresses pour les webrings (webring.com et therail.com ). Elle s'étonne que l'on mettesur le même plan les cycles des hypertextes de fiction et ceux des webrings, car il s'agit d'une part de cycles d'écriture et d'autre part de dispositifs cycliques. Dans un hypertexte d'auteur, les liens sont motivés, il y a accord sur la façon de circuler. Sur l'Internet, les liens sont aléatoires, anarchiques. Il faudrait opérer une distinction entre plusieurs types d'hypertextes, que Bernstein semble mélanger.Mehdi fait remarquer au sujet du contrepoint que cette figure semble limitée pour la constitution d'un hypertexte complet, mais peut être intéressante pour des parties (il l'a utilisée dans la rédaction d'un hypertexte racontant une dispute vue par les différents protagonistes).Pour finir, Jean fait remarquer que cette typologie a un aspect bancal, car elle met sur le même plan des figures issues de la rhétorique et des types de parcours. La démarche de Bernstein est intéressante mais un peu fouillis. Il mélange figures de rhétorique et figures structurelles. Mehdi pose 2 questions (il attend des retours qui pourraient l'aider): 1) en quoi l'hypermédia serait-il un support de récit et 2) quelle est la différence entre digression, bifurcation et incise. On répond à la question 2) : la bifurcation estle fait qu'il y ait 2 possibilités dans un récit, l'incise est une diversion momentanée du parcours (avec retour donc) et la digression le contenu de l'incise.

2) XML :
XML (eXtensible Markup Language) est une nouvelle norme destinée à remplacer HTML et SGML. C'est une création du consortium W3. Elle transforme le document en une structure de données (feuilles de styles). C'est un métalangage implémenté par des applications en cours de développement. Les documents XML seront générés à partir des demandes du client. Les balises renseignent sur le contenu, ce qui le rend exploitable différemment selon les besoins.On crée actuellement des applications pour interpréter et traduire ce langage. Il ne propose pas de modèle unique de description d'un document. Celui-ci porte avec lui ses interprétations de balises; on peut donc créer ses propres balises. Cela facilite l'interaction entre documents et bases de données.La norme XML a des chances de marcher car elle est utilisée pour des applications commerciales.Avec XML et les feuilles de style, on revient à une description structurelle des documents, comme au début d'HTML.

Prochaine réunion le vendredi11 juin 1999 chez Geoffrey Gouverneur à 12 h 30 (pizza-party).

1) Geoffrey nous présentera son travail sur la psychologie cognitive et l'hypertexte.

2) Intermède sur Walter Benjamin par Evelyne (et elle nous promet une typologie des liens, pour plus tard).

3)David présentera son travail : une application permettant de générer des liens conceptualisés.

4)Nous regarderons le CD-ROM de Chris Marker, Immemory. Il faudrait l'avoir vu d'ici 15 jours et yréfléchir un peu.

5)Camille parlera de « l'intertextualité dans un hypertexte, le cas d'"Afternoon, a story". »