groupe de travail

écritures hypertextuelles

compte-rendu - 24 juin 1999 - n°12

Présents : Evelyne BROUDOUX, Jean CLÉMENT, François COSSON, Patrice FAUDOT, Mehdi GHARSALLAH, Thierry GIACOMINO, Geoffrey GOUVERNEUR, Nadia IVANOVA, Brigitte JUANALS, Andréa-Palma NEYRA, Valérie OGÉ, Jean-Philippe VERDOL.

Secrétaire de séance : Evelyne Broudoux


sommaire

  1. Actualités
  2. L'image de la réunion
  3. L'état des travaux de Brigitte : Thèse sur les Modes d'accès au savoir et l'écriture hypermedia
  4. Prochaine séance : vendredi 1er octobre 1999


Actualités

Soutenances de DEA. Problèmes de bibliographie : faut-il mettre les livres consultés ou seulement ceux lus entièrement ? On peut tout citer ; la réponse réside plutôt dans le fait qu'il ne faut pas perdre de vue que la biblio doit servir aux autres chercheurs.

Critique de la brochure «Présentation des travaux DESS hypermedia» accueillie favorablement par l'ensemble du groupe. Une opération de communication à visée promotionnelle réussie.

Petit sondage de François : devant un écran, l'info arrive-t-elle par derrière ou surgit-t-elle par devant ? Devant la diversité des commentaires, on constate que c'est difficile de répondre dans l'absolu... Tout dépend de l'image qui s'affiche (de sa mise en scène et du scénario). Il faudrait faire un questionnaire sur la même image.


L'image de la réunion

Voici une image de François disparue lors d'un compte-rendu et revenue...


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Modes d'accès au savoir par l'écriture hypermedia

Brigitte nous présente l'état des lieux de sa thèse.
Son corpus est composé d'encyclopédies sur cd-rom et en ligne sur internet.

Pour ce qui est de la méthodologie et de l'approche théorique, elle a mentionné la thèse de Marianne Dumet (Paris8) qui concerne aussi un corpus d'encyclopédies électroniques, mais dans le cadre d'une approche empirique (recencement d'un vaste corpus puis analyse du cahier des charges de l'encyclopédie Découvertes dans ses différentes étapes de conception et de réalisation).
Pour sa part, elle a construit son travail selon la structure classique d'un document universitaire de recherche : identification d'un thème de recherche, question principale, hypothèses de travail, définition d'un cadre théorique, et analyse en vue de la confirmation ou l'infirmation des hypothèses de départ.
L'identification d'un cadre théorique sera une étape préalable à l'analyse du corpus et des hypothèses posées.
Diverses approches théoriques (s'appuyant sur les champs disciplinaires de la psychologie cognitive, l'intelligence artificielle, l'informatique, ...) étaient possibles.. C'est finalement l'approche sémio-linguistique qui a été retenue (Paris III).

Jean lui conseille l'approche infocom de Metz et cite les travaux de Luc Massou (Analyse critique des niveaux de structuration des informations dans les cd-roms) et de Noël Nel (Les régimes scopiques du virtuel).

De cette première partie de l'exposé, on retient les idées-force suivantes :

  • le langage est au coeur (écriture et mémoire : Phèdre de Platon opposé à La raison graphique de Jack Goody)
  • le savoir est séparé du sachant (A propos de l'écriture de Havelock)
  • l'abstraction favorisée par l'écriture
  • l'écriture se modifie selon les supports

Avec l'hypermedia, c'est le retour en force de l'écrit.
«A l'écran», précise Jean.

S'ensuit un débat sur discours et écriture.
Pour Jean, ce qui est modifié par l'hypermedia, c'est l'articulation des textes entre eux, ils ne sont plus figés dans un ordre linguistique. C'est le discours qui est déconstruit plutôt que l'écriture «alphabétique».
Mehdi pose la question des rapports entre analyse linguistique et analyse séquentielle.

L'écriture hypermedia vue en tant que système de signes.
Approche discursive : sémantique, pragmatique, notion de dispositif. Sur la richesse des idéogrammes : La déraison graphique (96) de Marie-Christine Christa.
Pour Patrice, on retrouve la phrase (française et latine) sujet-verbe-complément par l'articulation des textes entre eux.
L'écriture est une transcription graphique de la pensée. Débat sur l'écriture graphique.
Pour François, l'oral va prendre beaucoup de place dans les nouvelles écritures.
Selon Mehdi, l'oral évite de passer par la structuration qu'impose l'écriture.
Appauvrissement ?

Brigitte décrit trois parties :

  • dispositif : spécificités du support et conditions de réception
  • écriture hypermedia en tant que système
  • conditions d'utilisation : environnement sémio-discursif constuit

Son hypothèse est que le mode d'accès au savoir ne se démocratise pas. Qu'il reste le privilège d'une minorité, d'une accessibilité compliquée, sophistiquée (systèmes de signes). Que des «barrières cognitives» se créent.
Pour ce qui est du couple auteur/lecteur, Brigitte voit en négatif, le fait que le lecteur est sollicité à tout moment pour constuire, en positif, les outils permettant le parcours, qui donnent corps à l'idée de réorganisation/réappropriation du savoir.

Pour finir, un débat s'installe sur la notion de «culture» sur cd-rom et de savoir encyclopédique. Sur le fait que le savoir se construit et ne se trouve pas pré-construit. C'est tout pour le ça voir...
Sur la notion de rhétorique hypertextuelle, Jean rappelle qu'une encyclopédie, c'est déjà de l'écriture hypertextuelleelle et que sa rhétorique est présente (index, corrélats, recherche).


Prochaine réunion

La prochaine réunion se déroulera chez Jean, le 1er octobre à 9 h 30.


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