compte-rendu de la séance du 25 janvier 1999

étaient présents : François, Evelyne, Luc, Geoffrey, Jean, Patrice, Christophe

actualités

à propos du site

Faut-il mettre en place un archivage des sujets abordés lors des séances ? Comment rendre l'accès aux comptes-rendus plus simple ? Faut-il revoir l'arborescence du site ? Ces questions sont soulevées : le site du groupe doit évoluer comme source de références... Le courrier reçu atteste sa fréquentation par des visiteurs extérieurs au groupe ; il est peut-être intéressant de leur simplifier la navigation à l'intérieur du site...

courrier

Jean Hugues Réty d'Amsterdam déplore le "manque de qualité littéraire des hypertextes" et souhaiterait rencontrer le groupe. En attendant, son article pour la conférence hypertexte 99 est consultable en ligne http://www.cwi.nl/~rety/papers/ht99.html.

Eric Sérandour anime un site "écritures et ordinateurs" sur lequel on peut télécharger (fichier .exe 450ko format zip) les très alléchantes "clés du réfrigérateur" http://perso.wanadoo.fr/eric.serandour/

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exposé

vers une écologie de l'écran - méthodologie pour évaluer les interfaces

Luc d'Allarmellina

le texte de cet exposé est (presque) disponible.

 

livres cités

"Invitation aux sciences cognitives"
Francisco Varella

"Les sciences de l'imprécis"
Abraham Moles

"La méthode. 3. La connaissance de la connaissance"
Edgar Morin

"La poétique de l'espace"
Gaston Bachelard

 

Dans le cadre des ses recherches sur la trace, l'interface, Luc aborde le problème de la représentation, et souhaite confronter différents modèles de pensée, différentes logiques, différents systèmes de représentation.

Par exemple, comment représenter la musique sans partition ?

1 la reprŽsentation en questions

Luc se demande quelles sont les alternatives proposées par les sciences cognitives à la représentation :

  • symboles
  • computation symbolique
  • représentation
  • émergence (pas de mémoire centrale dans le cerveau qui se reconfigure en permanence en fonction des liens activés)

La dicussion s'engage sur les rapports entre les cybernéticiens et les épistémologues : on évoque en vrac Wiener, Piaget, le projet "machines à écrire" d'Antoine Denize, le texte de Borges, "Le temps" et le "perceptron" (dispositif matériel datant de 1958, représentant un réseau neuronal).

Luc rappelle les courants dressés par Varela :

  • connectionnisme
  • auto-oganisation (basée sur l'émergence) : nature configurationnelle
  • énaction : action de faire émerger. représentation est une duplication du monde avec des adaptations. dans l'énaction, la coopération fait émerger des comportements
Jean rappelle que la représentation ne peut être détachée du système. Ainsi, pour la phénoménologie, ce qui est perceptible, c'est le phénomène, tout est interprétation... on ne peut donc pas aborder la complexité du monde.
La conversation bascule sur la complexité du sujet, de par le nombre de sciences qui s'y croisent : comment approfondir chaque piste ?

L'exemple de Luc sur la représentation de la musique relance la discussion. Il cite l'article de Jim Feat ("Pour une navigation intuitive" dans H²PTM97) sur le problème de la représentation musicale dans le temps et l'espace. Patrice parle du hasard et de l'aléatoire chez John Cage, de l'absence de structure dans la musique contemporaine, et Jean propose un parallèle entre le bruit dans la théorie de la communication et dans la musique. Est-il parasite ou créateur ? Peut-il "faire surgir" comme chez John Cage ?

2 ElŽments d'infralogique visuelle

Luc cite ensuite "les sciences de l'imprécis" comme remise en cause de la logique formelle. Il décrit les expériences de Miller, où des sujets peuvent retenir en moyenne 7 chiffres d'une liste aléatoire..., la loi de l'infinité, l'infralogique d'Abraham Moles, et les régularités dénonçables de l'esprit.

Jean s'avoue plutôt séduit par les propositions de Moles. Ainsi, la logique formelle n'est pas le seul modèle, surtout lorsqu'il s'agit d'images. On parle alors d'infralogique car, face aux images, il n'y a pas de raisonnement logique possible. Les exemples de Moles semblent aussi appropriés à l'hypertexte.

Jean évoque l'intelligence artificielle longtemps basée sur la logique formelle, de premier ordre, mais qui depuis les réseaux neuronneaux (et donc l'apport des sciences cognitives) incorpore de plus en plus de "logique floue". Les lois de perception de la complexité, la règle de Miller, sont des résultats de psychologie expérimentale...

La conversation se poursuit sur ces expériences :

Mehdi décrit un exemple où, si 34% des éléments d'un ensemble changent, les sujets croient que la totalité a changé.

Jean se demande à quel moment on constaterait la disparition de la lettre e dans "La disparition" si elle avait été progressive...

François doute de l'utilité de lois puisque la plupart des tests, de QI par exemple, sont remis en question.

Luc voudrait tenter des analyses devant des écrans.

3 l'Žcran comme lieu de reprŽsentation

Luc décrit l'analyse en 3 points de l'écran de Divina Frau-Meigs :

  • le "Êcodage/dŽcodageÊ"
  • la "Êproportion de lâimageÊ"
  • le "Êdesign ˆ bords arrondisÊ" (streamlining)

Jean compare le format de l'écran à celui de la page. Pourquoi a-t-on choisi ce format ? Est-ce qu'on lit ou regarde un texte sur un écran ?

La conversation se poursuit sur : la lecture à l'écran, les formats proposés avant l'adoption d'une norme internationale (4/3 en Allemagne, 7/3 en Grande-Bretagne, 4/4 aux Etats-Unis), la force de l'image horizontale ou verticale...

 

prochaine réunion

le mardi 9 mars à 9h30
chez François